En fin de semaine dernière, nous avons fait notre deuxième sortie prévue à notre budget.... Nous sommes allés visiter la région de Pisco qui se trouve en fait tout près de ICA où nous étions la dernière fois (voir message précédant)... un petit voyage en autobus, à 3 heures de Lima, directement sur la còte du Pacifique...
| Photo de groupe avec d·autres touristes de Norvège et d·Italie... avec qui Maxime parlait un excellent.... Spainglish !!! |
La ville de Pisco (qui, dit-on, donna son nom à la boisson nationale) a été l·épicentre d·un terrible tremblement de terre il y a 4 ans, soit le 15 août 2007 à 18 h 41. Plus de 2 000 personnes sont décédées dont 300 dans l·église de Pisco qui a été complètement détruite. En fait, c·est environ 70% de la ville qui a été détruite par ce terrible séisme qui toucha toute la côte pacifique et dont la force était de 7,9 sur l·échelle de Richter. La ville et ses habitants sont encore fortement marqués par ce terrible événement survenu un jour férié pour la fête de l·Assomption de Marie....
Malgré tout, par le tourisme, la ville et ses environs tente de reprendre vie et c·est à partir de Pisco que sont offertes des excursions vers les îles Ballestas et la réserve naturelle de Paracas, sanctuaire de vie marine le plus important de la côte péruvienne.
| Excursions aux Ìles Ballestas... rocher où on peut imaginer le profil d·une personne qui regarde vers le bas... |
Il paraît qu·au début du siècle, cet endroit était une véritable mine d·or pour l·exportation du guano (engrais composé d·excréments d·oiseaux marins) vers les pays occidentaux. Au 19e siècle, la récolte du guano constituait une des principales ressources économiques du Pérou et est encore pratiquée aujourd·hui, à plus petite échelle. Les campagnes de ramassage se font à tous les six ou sept anx, lorsque la couche de guano représente une hauteur appréciable.
Déjà pratiquée au temps des Incas, au début de l·exploitation du site en 1870 par les péruviens, la couche de guano atteignait une épaisseur de plus de 30 mètres....
| Un couple de lions de mer qui se faisaient des calins !! |
| Le candélabre sur la presqu·île de Paracas |
Un autre attrait important de la région est le gigantesque "candélabre des Andes" (aussi désigné comme trident ou cactus), sculpté sur le flanc d·une falaise et uniquement visible depuis la mer ou par voie aérienne.
D·origine pré-Inca, de nombreuses explications ont été données sur son origine qui demeure, encore aujourd·hui, un mystère. En effet, aucune théorie ne peut confirmer quelle culture et à quelle époque il a été tracé. Comparable aux lignes de Nazca, on présume qu·il avait un lien avec des observations astronomiques et qu·il aurait été une aide pour les navigateurs.
D·une longueur de 183 mètres et profond de 60 cm, il est impressionnant de constater sa conservation depuis tant d·années....
Cette journée a été des plus agréables et sommes tous revenus avec de beaux coups de soleil....
| Promenade sur la plage avec encore notre photo concept ! |
Cette semaine, Valérie et Marie-Hélène vont entâmer les achats prévus pour chacun des milieux. En effet, dans le contrat que signe CIM avec les milieux partenaires, il est prévu que nous donnons un montant de 7 $ US par jour et par coopérant pour le logement et la nourriture (35 $ par semaine X le nombre de coopérants dans chaque milieu). De plus, un montant forfaitaire de 200 $ par coopérant est alloué dans chacun des milieux pour l·achat de matériel de première nécessité.
Ainsi, à l·orphelinat, il avait été convenu que sur les 600 $ alloués, 400 $ étaient donnés aux professeurs (100 $ par professeur). Il restait donc un 200 $ qui a servi à l·achat de produits pharmaceutiques (alcool à friction, eau oxygénée, couches, cotons-tiges, onguent pour les brulures, diachylons, serviettes sanitaires, etc....).... Les besoins sont énormes et on aurait souhaité consacré beaucoup plus d·argent pour ces produits.... Une de nos recommandations pour les prochaines années est d·ailleurs de prévoir des dons de cette nature plutôt que du linge qu·ils reçoivent en très grande quantité....
À CIMA, nous avons convenu, que le montant total (600 $) irait à l·achat de bois pour l·atelier de menuiserie qui était fermé depuis quelques temps. Un nouveau professeur a été trouvé (à S/. 600.00, soit environ 200 $ par mois, il n·est pas toujours évident de trouver du personnel.... mais c·est la réalité d·organismes à but non lucratif qui doivent fonctionner en fonction des revenus et dons qu·ils recoivent...), il manquait du matériel que nous sommes heureux d·avoir pu fournir de façon substantielle.... Les jeunes auront donc l·occasion de faire des meubles qu·ils pourront revendre et qui constituera donc une source de revenus additionnels.
Enfin, à Collique, l·argent sera distribué entre les différents milieux partenaires (école, garderie et regroupement des jeunes).... il nous reste à déterminer avec eux leurs besoins.... mais c·est derniers achats nous font réaliser la fin qui approche et déjà plusieurs de nos coopérants appréhendent un départ et une séparation chargés d·émotions...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire